Table des matières

  1. Introduction
  2. Expérience personnelle
  3. Technique de tournage
  4. Outils et accessoires
  5. Les différentes étapes d’un plat en érable
  6. Particularités du bois
  7. Aujourd’hui, une formation de tourneur
  8. Présentation de quelques tourneurs de suisse romande
  9. La survie des artisans suisses / rôle de l’artisanat face à l’industrie
  10. Conclusion
  11. Bibliographie et annexes

 

5. Les différentes étapes d’un plat en érable 

  1. Pour avoir un travail propre, il faut toujours avoir de outils bien affûtés. A l’aide d’un touret d’affûtage et de différentes limes diamantées, je peux avoir un tranchant parfait.
  2.  

  3. Pour commencer j’ai scié ma pièce en rond, puis percé un trou pour pouvoir la fixer au tour avec une queue de cochon (sorte de vis).
  4.  

  5. Avec la contre pointe je viens faire appui pour bien stabiliser la pièce pendant le dégrossissage. Ce n’est pas obligatoire mais plus prudent.
  6.  

  7. La vitesse de rotation est réglée par rapport au diamètre, puis c’est le début du travail.
  8.  

  9. Je commence par dégrossir le dessous de mon plat avec une gouge à creuser (qui est un outil très polyvalent).
  10.  

  11. Comme vous pouvez le constater, je laisse une prise pour le mandrin tout en contrôlant son diamètre (diamètre minimum et maximum de serrage selon les mords).
  12.  

  13. Une fois la pièce dégrossie, il ne reste plus qu’à ajuster la prise du mandrin après avoir enlever la contre pointe.
  14.  

  15. Avec une plus petite gouge à creuser ou alors une gouge à profiler, je fais des passes de finition jusqu’à l’obtention d’une surface lisse, sans bosse ni arrachée.
  16.  

    Regardez la différence entre les copeaux de dégrossissage et ceux de finition à la gouge !!

     

  17. Le ponçage de la surface nécessite un grain de plus en plus fin : 100 ® 120 ® 180 ® 240.
  18.  

    Sur cette photo vous pouvez observer un mandrin avec ses mords pour serrage intérieur et extérieur spécialement conçu pour le tournage sur bois.

     

  19. La pièce est ensuite retournée, serrée dans le mandrin, et le creusage peut commencer.
  20.  

  21. Avec la gouge, je commence d’un grand diamètre pour me diriger vers le centre, de façon à coucher la fibre du bois. Pour l’extérieur c’est l’inverse.
  22.  

    Evolution du creusage.

     

     Autre vue plus avancée du creusage.

     

  23. Il faut toujours faire attention à ne pas aller trop profond sinon la pièce risquerait de se détacher et de se briser violemment.
  24.  

  25. Une passe de finition est également nécessaire, mais il est plus difficile de contrôler l’intérieur.
  26.  

  27. Après une séance de ponçage, j’utilise une poignée de copeaux fins pour lustrer le plat.
  28.  

  29. La dernière étape : " effacer " les traces de serrage du mandrin. Cette opération nécessite à nouveau le tour, j’emploie une cale en bois ainsi qu’un morceau de tissus pour ne plus faire de marques.
  30.  

    La pièce est pressée entre la cale et la contre pointe.

     

  31. Juste quelques coups de gouge sont nécessaires à cette dernière opération. La pièce est ainsi terminée.
  32.  

  33. Selon son utilisation, l’objet de décoration ou l’ustensile de cuisine sera encore vernis ou huilé pour le protéger.
  34.